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 VINKOMORF.com 28février2008

 

Soyez fort de l'extérieur mais surtout de l'intérieur!
Une e
ntrevue avec Sylvie Roy
Par Julie Gauthier


Suite à la parution de l'article «L'obsession des lendemains» du mois dernier, j'ai cru pertinent d'aller  chercher un peu plus d'informations pour savoir comment un coach de vie pouvait participer à une préparation mentale chez les athlètes, comme l'entraîneur le fait pour la préparation physique. Je me demandais si chacun des deux professionnels jouaient un rôle bien défini au niveau d'une bonne préparation pré-compétition, et si oui, lequel. Est-ce que consulter un coach de vie aide à enfin  «atteindre l'équilibre» et qu'est-ce que cela signifie, au juste? Comment y accéder? Avec quelles approches et en combien de temps? Est-ce pour tout le monde? Afin d'en connaître davantage sur le sujet, j'ai questionné Sylvie Roy, coach de vie chez Proactif fitness, qui a su non seulement répondre à mes questions, mais également dépasser mes attentes quand à sa propre perception de «l'équilibre» tant convoité dans le milieu du culturisme. Je partage donc avec vous les éléments clé de mon entrevue.

 

Parle-moi de toi, dis-moi ce que tu aimerais que les gens de Vinkomorf
sachent à ton sujet!


En premier lieu ce que j'aimerais que les gens sachent à mon sujet c'est surtout que je ne suis pas une personne qui se croit dotée de la science infuse ou détenant le monopole de la vérité. Je crois à tort ou à raison que mon métier me permet autant d'aider les gens que de cheminer personnellement.

J'ai amorcé un très grand changement dans ma vie il y a une vingtaine d'années tant au niveau psychologique, physique et émotionnel que spirituel. J'ai repris mes études collégiales et par la suite j'ai poursuivi mes études universitaires. À cette même époque je me suis impliqué dans un milieu communautaire de façon bénévole pendant 3 ans, travail qui devait être partiel à raison de 10-15 heures par semaine. Ce fut rapidement des horaires de 50-60 heures par semaine. Je répondais à la demande et mes disponibilités étaient en fonction des besoins de mes clients. Vous comprendrez qu'en peu de temps j'étais submergée de rencontres. J'ai découvert assez tôt que je camouflais mon besoin de reconnaissance et d'être aimé... par la certitude d'être utile. Je croyais à ce moment que plus je me donnais, plus je serais une bonne personne et plus les gens m'apprécieraient. Je croyais aussi qu'à force d'études et de persévérance je pourrais connaître tous les «racoins» de l'être humain et ainsi être encore plus efficace donc plus reconnue et plus aimée.

Malgré tout le cheminement personnel et spirituel que j'accumulais, je remettais ma valeur personnelle en doute. Je persistais davantage à croire que la connaissance ferait de moi une meilleure personne. J'ai poursuivis mes études en faisant une spécialisation dans une technique pour exceller dans la pratique de la psychothérapie . Cette formation me demandait d'abord d'appliquer toutes les notions apprises sur moi-même avant de pouvoir entrer dans le volet de la relation d'aide à l'autre. J'ai commencé à vivre une relation authentique avec moi- même et je me suis trouvée confrontée aux idées irrationnelles que j'avais entretenu toutes ces années. J'ai finalement choisi de modifier mes critères "d'excellence" et mes exigences et j'ai pris conscience que c'était ces idées qui faisaient mon malheur et rien d'autre. Je n'ai plus ressenti le besoin de rechercher l'approbation des autres, ni eu besoin de me démener pour me faire aimer. Ce fut un grand soulagementet toute une révélation. Ceci m'a aussi permis de continuer ma pratique avec une vision de la vie très différente.

Dans ma vie personnelle j'ai commencé à faire de la boxe à 38 ans et fait quelques combats que j'ai remportés. J'ai aussi fait du kick-boxing de combat, pour finalement commencer la musculation à 41 ans. J'ai donc entrepris une transformation complète de mon corps avec le soutient de mon entraineure Francine Savard, de chez Proactif Fitness.

 

Explique-moi quelle est la différence entre une coach de vie et une
psychothérapeute?


«Fondamentalement les deux ont le même objectif:  aider les individus à atteindre leurs objectifs. Par contre, les démarches employées sont différentes.

D'une part, le coaching de vie se veut une approche concrète et à court terme. Le travail est fait sur ce qui se perçoit et ce qui se vit en fonction des objectifs à atteindre. Le coaching facilite l'acquisition, le développement des aptitudes par l'expérience, il suscite chez la personne l'envie de poser des actions majeures dans sa vie (buts, visions, plans pour incarner la réalité vécue au quotidien), oser des actions nouvelles. Ces actions doivent être simples, faciles à mettre en œuvre dans la mesure d'assurer des résultats concrets au coaché. Ainsi, elles élèvent son niveau de motivation et de confiance en soi.


La psychothérapie, de son côté, cherche les causes plus profondes de la problématique de l'individu. Elle se tourne vers le «pourquoi» des actions et des comportements. Cette approche demande un investissement différent de la personne. Elle n'est ni meilleure ni plus efficace que le coaching, elle ne s'avère que différente. Certaines personnes se sentent sécurisées par la compréhension des éléments de leur passé; cela les aide à comprendre les raisons pour lesquelles ils se comportent de telle ou telle façon et pourquoi ils réagissent sans souvent prendre le temps de penser aux conséquences que peuvent avoir leurs actes. Ils peuvent ainsi se situer dans leur passé prendre une décision dans le moment présent pour se projeter dans des projets d'avenir.


Depuis quelques temps la publicité faite sur le coaching de vie semble vouloir le faire au détriment de la psychothérapie. Il existe plusieurs approches et ce serait dommage que nos clients ne bénéficient pas de tous les services mis à leur dispositions. En fait, il existe autant d'approches en relation d'aide que de personnalités . Il existe de multiples besoins, et, heureusement, plusieurs façons d'y répondre. Une approche efficace est l'approche qui répond et convient à nos « besoins.»

 

Qu'est-ce qui t'a amené à travailler dans le domaine de la relation d'aide, plus précisément au niveau sportif?

«Une enfance troublée. Dès mon jeune âge, j'ai su que je travaillerais pour aider les gens . La phrase qui revenait souvent à cette époque fut «Plus tard j'aiderai les personnes pour ne pas qu'elles aient de la peine comme moi». Puis beaucoup plus tard alors que je me questionnais professionnellement, un ami m'a recommandé de trouver un travail qui m'intéressait au point de le faire bénévolement toute ma vie... et d'en faire ma profession. J'ai suivi son conseil et je me suis retrouvée sur les bancs de l'école dans le but de réaliser mon souhait d'enfance.

Cette profession, pour moi, est une question d'apprendre à déceler les mauvaises perceptions et les émotions qui y sont reliées. Que ce soit dans le domaine sportif ou non, des éléments sont généralement communs à toute personne en détresse: une perception erronée de soi et des événements qui nous entourent. Attention, je ne dis pas qu'ils sont toujours à la base d'un conflit intérieur, mais je pense qu'ils sont à l'origine de la majeure partie de notre déséquilibre émotionnel.

Pour ce qui est du monde sportif, je suis en contact depuis plusieurs années avec ce milieu. J'ai constaté que non seulement la perception de soi et des événements sont alimentées et renforcées par plusieurs facteurs dans le milieu même, mais qu'aussi peu de ressources sont disponibles pour supporter le paramètre psychologique du sportif et de l'athlète. J'ai vu plusieurs personnes désemparées et plusieurs se sont tournées vers moi en ignorant mon métier. J'ai donc choisis de mettre mon expertise et mon énergie à leur service.»

 

Qui, selon toi, devrait utiliser les services d'un coach de vie?

«Selon moi, toute personne qui doute d'elle même, de son potentiel de création et de réalisation aurait avantage à se faire guider par un coach de vie ou une personne qui possède les habilités pour demeurer objectif . En fait, je crois que toute personne, à un moment ou à un autre de leur vie, aurait avantage à consulter. Je n'assume pas ici que c'est un besoin pour tout le monde de le faire! Mais chacun de nous, un jour ou l'autre, nous retrouvons devant des situations importantes dans nos vies et nous souhaitons les affronter de la meilleure façon qui soit, en  retirant le plus d'avantages possibles de cette expérience. L'objectivité est une compétence que nous pouvons tous acquérir, il ne suffit que d'avoir le bon outil au bon moment. Le coaching permet cette acquisition, et cela, peu importe la situation vécu. Il permet de traverser les événements de la vie de façon sereine et d'augmenter la confiance en notre potentiel.»

 


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Quelles sont les raisons principales qui motivent des gens à consulter un coach de vie?

«En général beaucoup de personnes attendent de ne plus voir d'issues possibles pour consulter. Les gens arrivent dans mon bureau en situation de crise existentielle, de crise familiale, de couple etc. L'impression de ne plus gérer leur vie de façon efficace et de perdre le contrôle de certaines situations les motivent à venir me voir en dernier recours. La culpabilité, la honte, le désir de changer, le désir de plaire aux autres, la colère, une grande tristesse... Il existe autant de raisons pour lesquelles les gens consultent que d'individus.»

 

Est-ce qu'il y a encore un certain tabou à ''consulter''?

«Personne n'aime admettre son impuissance ou son manque de compétence pour gérer sa propre existence. Le tabou provient plutôt de l'idée que nous devons nous montrer tout à fait compétent, apte et capable de réussir par nous-même. Donc, si une personne se juge négativement devant un obstacle qui survient dans sa vie, il devient important pour elle de cacher sa faiblesse à gérer ce conflit et d'admettre que c'est une personne ressource qui a réussit à éclaircir la situation ou à carrément résoudre le problème initial. Le tabou à consulter persistera toujours: ce qui demeure primordial, c'est de surmonter les peurs que cela fait naître et de ne plus laisser cette pensée faire obstacle à un mieux être.»



Il semble y avoir une croyance selon laquelle les athlètes, surtout les femmes, qui s'entraînent dans le milieu du culturisme (Fitness, Figure) auraient besoin de support moral après une compétition? Es-tu d'accord? Explique-moi ce que tu en penses.

«Je crois effectivement qu'un (e) athlète aurait un grand avantage à être suivi autant d'un point de vue physique que d'un point émotif et rationnel tout au long de sa préparation. Cependant je ne crois pas que cela soit spécifique aux femmes. Il est vrai que nous entendons plus parler de la gente féminine, mais c'est parce que de par sa nature, la femme est plus tournée vers son monde émotif et le verbalise plus ouvertement.

Depuis quelques temps, je vois plusieurs articles, que ce soit sur le web ou dans certaines revues concernant la déprime, la déception, le blues ou tout autre émotion négative envahissante qui succède à la compétition. Je parle ici de culpabilité, de honte, d'impuissance, d'inconfort en rapport à l'apparence physique, de déception de soi, de colère, d'injustice et j'en passe... À l'opposé, en préparation, nous assistons davantage à des émotions de pouvoir, de sentiments d'être en contrôle de sa vie, de sentiments d'avoir un corps presque idéal, de fierté.

Comment expliquer un tel revirement de situation en un si court laps de temps? En l'espace de 24 heures, celui ou celle qui se croyait d'attaque devient celui ou celle qui se sent abattu. En presque une semaine ce corps exhibé si fièrement devient un objet à cacher sous de plus amples vêtements. Et pour certain(e)s, une fois le poids hors saison atteint l'idée d'une future compétition devient le seul moyen de retrouver ce corps perçu comme idéal. Un moyen de se sentir en contrôle de son corps et de sa vie, un moyen de sentir compétent dans au moins un domaine.

Cela ne reflète pas la réalité de tous et toutes mais de plusieurs, ce qui laisse à penser que si le résultat émotif est négatif suite à un événement quel qu'il soit, dans ce cas-ci on parle de compétition, c'est que l'événement comme tel n'a pas été perçu pour ce qu'il est en réalité. La personne a investi beaucoup plus que des efforts physiques, elle s'est créée des attentes en croyant en retirer des bénéfices internes durables. Sauf que cet événement étant ce qu'il est, «un événement», les attentes sont comblées de façon très éphémère lorsqu'elles le sont.

Il est donc avantageux de comprendre le réel motif de l'athlète qui le pousse à se préparer pour une compétition. Ainsi, au fil d'arrivée, il aura le prix réel de ses efforts. Cela ne se fait pas uniquement vers la fin, quoique même à cette limite, un certain travail peut être fait.»

 

"Je crois sincèrement que je suis maître dans ma tête et que

personne, ni aucun événement de ma vie, ne peut me faire sentir

aussi mal que moi-même lorsque je m'y applique. Alors si cet état de

chose est possible, l'inverse l'est aussi."




Qu'est-ce que tu analyses lorsque tu reçois des gens pour une consultation? Qu'est-ce que tu poses comme questions, quel aspect de la personnalité tentes-tu d'aller chercher?

«Le terme «analyse» ne correspond pas au travail que je fais avec mes clients. Je travaille avec l'approche émotivo-rationnelle. Je travaille en majeure partie sur la perception des gens. Cela revient à dire qu'avec eux je débusque les pensées erronées qui les motivent dans leurs vies et qui font en sorte que leur monde émotif se retrouve sans dessus-dessous. Je parle surtout d'émotions qui les empêchent d'aller de l'avant et d'atteindre leur objectif, que ce soit au niveau du travail, des relations interpersonnelles ou des projets de vie qu'ils mettent en commun.

Quant à la personnalité que je tente de faire ressortir, en fait ce n'est pas moi qui fais ressortir quoi que ce soit. Une fois que la personne découvre ses multiples talents et les facettes de sa personnalité, elle est de surcroît beaucoup plus confiante en elle et elle laisse ressortir des côté d'elle même qu'elle ne soupçonnait pas du tout. C'est en fait une démarche qui permet d'aller vers un soi plus authentique.»



Tu es, toi aussi, une athlète en Figure depuis 2006. Tu as fait beaucoup de chemin depuis ce temps-là: tu as accédé à une première position en seulement 2 ans et tu te prépares pour les championnats Canadiens à l'automne 2008.

Comment gères-tu les différentes étapes d'une compétition ainsi que les émotions qui s'y rattachent? Qui te coach, toi?

«J'ai commencé la musculation avec Francine Savard en 2004 et déjà à cette époque je me suis entièrement remise à son savoir en la matière. En 2006 je me suis présentée à mon premier concours en 2007 j'ai remporté la première place au régional et au provincial.

Chaque fois, ce fut un pur délice et ce que j'aime le plus c'est la préparation qui précède les 16 dernières semaines. Elles sont pour moi l'opportunité de pousser mon corps à ses limites. Cela me permet de constater à quel point je suis forte psychologiquement. Mon énergie demeure toujours présente car je suis heureuse de ce que je fais au moment où je le fais. De plus, à chaque fois, la décision de participer à la compétition est prise à la dernière minute. J'attends le verdict de Francine. Si elle me dit que ma physionomie s'est améliorée, j'appelle le couturier pour mon maillot, sinon, on continue en reprenant une diète et un plan d'entraînement «hors saison» et on prévoit pour la prochaine fois.  En ce qui me concerne, le but à atteindre n'est pas d'aller en compétition malgré que j'aime énormément cette expérience. Pour moi, le but à atteindre, c'est d'être bien dans mon corps, de me dépasser physiquement et de voir jusqu'ou ma tête peut me mener. Je suis heureuse et fière de moi tout au long du processus. Comme je ne suis pas parfaite et c'est très bien comme ça, oui j'ai un coach. Je me perçois comme une personne ayant un bon équilibre et je veux le conserver. Je me ressource régulièrement, je consulte et je continue de tenir un journal sur mes pensées qui sont encore quelque fois tordues.»

                                                                    

 


Nous entendons souvent qu'atteindre l'équilibre est la clé du succès, ce qui est généralement beaucoup plus simple à dire qu'à faire. Selon toi, quels sont les outils qu'il faut aller chercher pour l'atteindre? Combien de temps cela peut-il prendre?

«J'ai toujours un sourire lorsque j'entends parler d'équilibre et surtout cette expression qui tend à dire que sans équilibre on n'a pas de succès. Le funambule atteint un certain équilibre durant sa prestation mais, si vous regardez bien comme il faut, toute son énergie est mise à le conserver. Je crois que le succès est relatif et sa définition diffère pour chaque individu. Si avoir du succès veut dire avoir réussi dans tous les domaines de sa vie sans qu'il y ait de vague, je dis que c'est impossible. Si avoir du succès veut dire être bien avec soi-même, dans chaque décision que l'on prend dans tous les domaines de sa vie, alors je dis que cette forme de succès est accessible à tous et toutes. Selon moi l'équilibre n'est pas une chose que l'on a atteint et que l'on conserve, c'est plutôt un idéal duquel on se rapproche de plus en plus et qui nous échappe de moins en moins.»

 

Quelles sont les approches et les méthodes d'intervention que tu utilises pour venir en aide et dans quelles mesures sont-elles efficaces?

«Comme je l'ai mentionné précédemment mon approche est d'origine émotivo-rationnelle. Elle est efficace dans la mesure ou mon client fait confiance à mon expertise et qu'il s'implique totalement. Il peut y avoir certains travaux pratiques à compléter et, surtout, certains gestes à poser. Il est important que la personne sache que c'est elle qui fera le travail. Il y a aussi les tables rondes qui sont un moment privilégié de recevoir des «outils» en groupe pour atteindre des objectifs. Ces tables rondes sont l'occasion de venir échanger et trouver des pistes de solution. Les gens se font aussi un réseau sur lequel ils peuvent s'appuyer entre les séances avec le coach.
Les propos tenus autour de la table ronde sont confidentiels. Pour s'en assurer chaque participant signe un formulaire de confidentialité.»

 

En conclusion, Sylvie, as-tu un mot de la fin pour nos lecteurs?

«Je veux ajouter que récemment je me suis jointe au groupe Proactif Fitness car cette équipe croit foncièrement en l'être humain dans son intégralité. Tous les aspects de la personne y sont pris en
considération. L'approche holistique y est favorisée et c'est ce qui rend cette équipe particulière dans le milieu sportif. Je crois que mon expertise et la leur font un tandem important pour la
clientèle sportive athlétique et ceux qui désirent voir s'améliorer autant leur santé physique et émotionnelle.»

 

 

Vous aimeriez consulter Sylvie, mais vous hésitez à vous pointer le bout du nez aux bureaux de Proactif Fitness? Qu'à cela ne tienne! Pour assurer la confidentialité de la clientèle, les sessions de coaching ainsi que les tables rondes n'ont pas lieu au gym dans lequel sont situé leurs bureaux. Pour les rendez-vous en coaching de vie ou en psychothérapie, vous pouvez appeler les bureaux de Proatif Fitness (proactiffitness.com) qui pourront vous donner les coordonnées de Sylvie. Vous pouvez aussi consulter le BLOG DE SYLVIE et visiter le site web de l'équipe PROACTIF FITNESS

Bon entraînement physique... et psychologique!

 

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