| Mieux vaut prévenir que guérir
Comment préserver le fonctionnement optimum de tous vos systèmes
Par Charles Poliquin
Traduit par Patrick
Gagnon
Il est important de bien comprendre ce vieil adage lorsque vous commencez à vous entraîner et à améliorer votre santé. Une fois malade ou blessé, regagner notre équilibre et notre bien-être requiert plus d’effort. Si vous portez un intérêt réel à votre santé, vous voudrez alors maintenir un fonctionnement optimal de tous les systèmes de votre corps.
Pour cela, il faut prendre une part active pour être à l’écoute de votre corps et de chacun de ses organes, et de faire face aux problèmes dès leur apparition. Il est plus difficile, une fois la maladie établie, de faire marche arrière qu’il n’aurait été de l’empêcher de se manifester.
Quand le fonctionnement d’un ou plusieurs systèmes est perturbé, le corps tente alors de rétablir l’équilibre grâce à n’importe quel moyen chimique ou mécanique à sa disposition. Si la perturbation est considérable ou prolongée, le système ne peut plus fonctionner de manière optimale, et nous pouvons alors ressentir des symptômes reliés à ce système en particulier, ou à celui de n’importe quel organe lié au bon fonctionnement de ce système plus bas dans la chaîne.
Par exemple, lorsque nous sommes soumis à un stress de n’importe quel type, nos glandes surrénales augmentent leur production de cortisol jusqu’à ce que le cerveau détecte que le niveau est suffisant et cesse d’envoyer le stimulus pour produire du cortisol. Si le stress est prolongé, ce mécanisme de rétroaction est perturbé et le niveau de cortisol demeure élevé durant une trop longue période. Les récepteurs cellulaires au cortisol deviennent plus difficiles à activer lorsqu’ils sont soumis à la présence d’une trop grande quantité de cortisol, et il faut maintenant encore plus de cortisol pour maintenir l’activité cellulaire normale. À ce stade, nous disons que nous sommes en présence d’un problème fonctionnel des glandes surrénale.
Le premier symptôme de cette étape de fatigue est d’être constamment fatigué mais bien éveillé. Ces symptômes peuvent facilement s’expliquer ou être cachés par l’usage de stimulants et/ou de relaxants et bien souvent, on ne recherche aucun avis médical pour ces cas.
Un niveau élevé de cortisol empêche le corps d’activer de manière adéquate l’ hormone thyroïdienne. Lorsque nous n’avons pas suffisamment d’hormone thyroïdienne, notre métabolisme ralenti, nous gagnons du poids, nous avons froid et sommes constipés constamment. C’est seulement à ce moment que nous pensons à consulter un médecin. Un autre exemple qui se produit chez certaines femmes est lorsque le cortisol interfère avec les récepteurs de la progestérone et de l’œstrogène et produit des symptômes de SPM. Ces femmes présentent des symptômes d’une dysfonction d’un système en aval du système causant la dysfonction originelle, et se manifeste par de la rétention d’eau, de l’irritabilité, des rages de sucre, etc.
Si aucune mesure n’est prise, les glandes surrénales vont s’épuiser jusqu’à ne plus être capable de produire du cortisol et vont s’atrophier. À cette étape, on dit que les glandes ont une pathologie lésionelle et le traitement est plus compliqué.
La meilleure approche pour atteindre le niveau de santé le plus élevé est d’essayer de maintenir le fonctionnement optimal de tous nos systèmes en prévenant l’apparition des dérèglements à tous les niveaux. L’exercice et une saine alimentation jouent un rôle prépondérant dans l’atteinte de ces objectifs. Afin de s’assurer que le corps fonctionne convenablement, plusieurs tests de laboratoire sont également disponibles pour garder l’œil sur les changements ou signes avant-coureurs qui peuvent se présenter.
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