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Féminin: Tolérance Zéro!
Par Miss BSB
Obsolètes, me direz-vous,
les inégalités entre les sexes.
La notion même de sexe faible dans les
pays développés prend de l’âge,
faiblit et ne devrait guère survivre
que quelques années. Les femmes se sont,
dans un premier temps, progressivement désolidarisées
des hommes dans leur vie sociale, professionnelle
et affective. Pour ensuite tenter de les imiter.
Le sport n’a pas échappé
à cette règle et les performances
des femmes dans les sports d’endurance,
de vitesse ou même de force se rapprochent
fatalement des records masculins. Le bodybuilding
féminin, qui devait absolument contourner
la tendance, a mis les deux pieds dedans et
soulève, en plus d’un problème
d’apparence, un réel problème
de genre.
Aujourd’hui les amateurs
de muscles au féminin et les athlètes
elles-mêmes se soulèvent et réclament
un retour aux sources, une dévirilisation
des culturistes. Pourquoi ? Parce que plusieurs
techniques ont été testées
sans grand succès et par les athlètes
et par les juges. A bout de moyens, à
bout d’arguments politiquement corrects
pour corriger le tir, un seul moyen s’offre
aujourd’hui pour sauver cette discipline
extraordinaire : appliquer la Tolérance
Zéro.
Une différence chromosomique
essentielle a été vraisemblablement
mise de côté ces dernières
années dans le milieu culturiste. XX
pour les femmes, XY pour les hommes, non, rien
à faire de ce côté-là,
l’égalité des sexes est
un leurre. Et lorsqu’une femme use et
abuse de substances androgènes dont seul
le chromosome Y devrait détenir les droits,
elle copie tout naturellement la nature masculine.
Car les femmes, bien qu’étant munies
des mêmes structures musculaires que les
hommes, ne bénéficient pas de
l’appoint hormonal normalement synthétisé
par les testicules, la testostérone.
Et c’est exactement ce qui
fait toute la beauté de la discipline
: la physionomie des formes à son développement
optimal, sans testicule. Car les femmes fabriquent
leur propre testostérone. Et devrait
s’en contenter, sinon l’optimiser,
sans toutefois en importer. Un apport exogène
de testostérone reproduit à l’identique
la puberté chez l’adolescent, avec
toutes les caractéristiques sexuelles
secondaires induites. En résumé,
la femme devient, d’un point de vue hormonal,
physique, sexuel et mental, un homme en soutien-gorge.
Et c’est grâce à
ce miracle hormonal que nous voyons aujourd’hui
des compétitrices pesant 80kg pour 5
ou 6% de masse graisseuse, convenablement rasées
et surmaquillées, avec le physique de
Rambo, le visage de Rambo et la voix de Rambo.
Pensaient-elles pouvoir faire cohabiter leur
X avec un Y synthétique ? Car vous remarquerez
que ces OGM du sport se décrivent souvent
comme très féminines et ne remarquent
pas, ou nient, leur transformation : «
moi ça va encore par rapport à
certaines… ».
Mais comment les juges peuvent-ils
encore accepter de juger une discipline qui
ne vise plus l’esthétique mais
la surenchère ? Comment une fédération
sportive peut-elle accepter de donner des médailles
à des phénomènes de foire
? Sachez qu’il sera toujours possible
pour n’importe quelle athlète de
devenir plus grosse et plus sèche, et
encore plus grosse encore.
Tout est question de dosage. L’entraînement
lui-même devient presque discret, puisque
le dopage justifie maintenant l’entraînement
et non l’inverse. Outre l’engrenage
du plus encore, le problème de toxicomanie
ne peut être nié. Une relation
s’installe entre la sportive et ses seringues,
sans quoi tout entraînement devient impossible.
« C’est comme ça, faut envoyer
si tu veux faire des places, pas de secret ».
Chez les hommes c’est un problème
qui relève de la lutte contre le dopage.
Chez les femmes, c’est un problème
encore plus sérieux qui implique leur
vie sociale, familiale et leur image, à
jamais marquée par ce qu’elle n’aurait
jamais dû consommer.
Pourtant cette discipline a tout
pour plaire. De belles femmes, entraînées
et respectueuses de leur corps, voici ce que
devrait représenter le bodybuilding féminin.
Car les physiques associés aux noms qui
sont restés en mémoire n’ont
pas passé le cap des années 90,
après l’arrivée de Bev Francis
et Lenda Murray. Qui n’a jamais eu l’occasion
d’admirer les célèbres clichés
d’Anja Langer ou Sharon Bruneau par Bill
Dobbins aujourd’hui affichés dans
de nombreux gyms à travers le monde ?
Aujourd’hui, nous avons Dayana Cadeau,
Colette Guimond ou Yaxeni Oriquen et toute une
génération de compétitrices
amateurs qui risquent de les prendre en exemple.
Et aucun poster.
Maintenant que nous ne pouvons
plus leur demander de ne plus être «
ça » puisque les conséquences
de leurs faux pas sont en grande majorité
irréversibles, il ne nous reste plus
qu’à supplier les nouvelles arrivantes
de ne pas devenir comme « ça ».
Tâche difficile puisqu’elles se
heurtent de suite à la réalité
et à l’obligation de suivre le
pas pour réussir.
Ce message s’adresse aux
nouvelles pratiquantes, aux futures championnes,
à celles qui n’osent pas, à
celles qui se demandent s’il n’est
pas temps de faire comme les autres. Oubliez,
ce body-là doit disparaître. La
seule reconnaissance que vous pouvez espérer
de votre transformation sera votre nom en grandes
lettres sur les sites fétichistes. Ne
confondez pas classe et grotesque.
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